peinture contemporaine :

Jacques Peyronnet apparaît comme un peintre de l'énergie maîtrisée et de la réalité fertile, un peintre de l'immobilité silencieuse et de l'intériorité, au delà de la mouvance, des errances et des rencontres quotidiennes.

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Jacques Peyronnet commence à peindre en autodidacte dès 1954. De 1965 à 1989, sa profession d'ingénieur lui permet de parcourir l'Europe et de fréquenter les musées. Il trouve dans les œuvres de Bonnard et de De Stael notamment, des échos à sa propre inspiration. De 1965 à 1989, de nombreux voyages en Europe du Nord et en Angleterre influencent son travail et lui confèrent toute sa puissance et toute sa personnalité. En 1989, il choisit de se consacrer uniquement à son art.

Grâce aux couleurs sourdes de sa palette, Peyronnet fait naître de ses toiles des impressions furtives, des sensations impalpables qui nous entraînent dans un voyage poétique à fleur de peau. Les espaces colorés sans réels contours, fondent agréablement le sujet dans l'ensemble de la toile, créant ainsi une unité harmonieuse. Pour le spectateur le plaisir est extrême, car toutes les intentions du peintre se laissent deviner et approcher avec délicatesse.
Peyronnet aime la vie sous toutes ses formes, ses toiles laissent apparaître, de temps à autres, une atmosphère mélancolique par laquelle la vie s'intériorise, sans pour autant jamais être triste.
A nous de participer au banquet pictural qu'il nous offre.

A travers des compositions rigoureuses et une science accomplie de la matière, Jacques Peyronnet explore son univers quotidien qui paraît serein et plein, rayonnant et protégé. Sa palette équilibrée et harmonieuse semble assourdie, ce qui n'exclut pas certains éclairs orangés ou des somptuosités de bleus, une heureuse conjoncture de tonalités chaleureuses et de teintes froides, un jour ensorceleur entre le blanc et le noir, voire encore un côté fauve qu'exacerbent des rouges incendiaires paraissant monter des profondeurs.
Et ces formes réinventées qui naissent du quotidien dans l'imprécision de la ligne, entraînent un sentiment de calme proche de la médication, une ambiance onirique quand l'atmosphère se charge de vapeurs, quand la vie devient douillette et quand la réalité journalière s'évapore pour dire l'indicible.

La vision de Jacques Peyronnet, à travers la spontanéité de la touche, la profondeur de la matière et quelques taches colorées, s'accorde aux grands rythmes de la nature dans une dimension métaphysique tout en débordant d'une chaleureuse fraternité et d'humour enjoué.

Cet amoureux de la bonne cuisine prépare ses toiles comme on organise un bon repas: en sachant provoquer les nuances et les oppositions, et en restituant une interdépendance entre tous les éléments qui les composent.

On se promène sans retenue dans les toiles de Peyronnet où le temps, l'espace et le langage se cristallisent en ombre et lumière. Un peintre d'exigence qui se joue de l'épaisseur gourmande de ses pâtes, les orchestrant en compositions chromatiques d'une audace singulière pour exprimer la nature en truculence, les scènes en puissance. Peu importe au peintre, ce que chacun lira dans son expression apparemment dépouillée bien qu'empreinte d'une indéniable sensibilité. La couleur palpite sur ses tableaux traduisant un rapport intime, viscéral sur la toile, dans une texture chargée d'énergie.
Avec une aptitude à saisir le temps et l'éphémère, ce peintre devient le maître de l'architecture de la ligne, de la couleur qu'il « édifie » avec générosité ; tandis qu'avec la force de l'instinct, la sensualité de la matière participe à la tension dramatique de son expression.

Son pinceau retrace les grands espaces, universels et intérieurs.
Là, il démultiplie sur son blanc brillant les effets de la couleur, comme si ses blancs absorbaient le surcroît de couleurs qui les entourent.
La couleur est l'âme de son œuvre.
Depuis 1972 Peyronnet n'a eu de cesse d'exposer, en groupe à ses débuts avec Cottavoz, Fusaro, Truphémus puis en expositions personnelles à Paris, à Lyon et de nombreuses villes françaises, ainsi qu'à la Réunion, en Nouvelle Calédonie et en Côte d'Yvoire, au Japon et en Suède où il vit beaucoup.